
les rencontres
L’Institut se propose d’organiser, seul ou en partenariat, des rencontres ouvertes au public et construites autour d’un sujet de société, un enjeu intellectuel, une problématique historique, une réalité politique.
L’esprit dans lequel est conçu l’échange est celui de l’élaboration en commun, de la réciprocité critique, de la transversalité des savoirs. Différentes approches nourries d’expertises savantes sont confrontées sur un même thème, l’échange est toujours libre mais respectueux du savoir et de la personne d’autrui. Et si l’objectif est atteint, chacun des orateurs sort enrichi de la séance et le public éclairé dans ses options.
A rebours de la logique du clivage pour/contre et de la mise en scène spectaculaire où s’abreuve le sentiment d’impuissance sociale, il s’agit ici de contribuer à aiguiser l’esprit critique pour transformer le monde.
la rencontre du
30 novembre 2026
Dans le cadre des
Rencontres de l’Institut Histoire et Lumières de la pensée
présidé par Olivier Bétourné
Hervé Le Bras
Démographe et historien
et
Elisabeth Roudinesco
Historienne et psychanalyste
confronteront leurs points de vue et dialogueront sur l’une des questions les plus vives de notre époque :
Pourquoi ne faisons-nous plus d’enfants ?
Débat présenté par
Elisabeth Roudinesco
à la Maison de l’Amérique latine
217 boulevard Saint-Germain
75007 Paris
30 novembre 2026, à 19h
Les inscriptions sont à prendre ici
Pour tous contacts avec l’Institut Histoire et Lumières de la pensée : www.ihldp.com


En 2025, le taux de fécondité en France s’établissait à 1,56 enfant par femme, poursuivant une baisse amorcée il y a 10 ans. Or, nos partenaires européens ne font guère mieux que nous, et le taux moyen dans l’U. E. est encore inférieur à ce qu’il est dans l’hexagone. Les générations ne s’y renouvellent plus. Ailleurs dans le monde, le constat est le même : de la Chine au continent américain, à quelques exceptions près, la fécondité s’effondre.
Faut-il incriminer les gouvernants pour l’insuffisance des politiques natalistes ? Mettre en cause les responsables politiques en général, parce qu’ils laissent s’accroître le fossé entre les riches et les pauvres ? Et si le phénomène, loin de se réduire à sa dimension économique et sociale, relevait d’une profonde transformation de notre rapport à l’avenir ?
Et si l’humanité était entrée dans l’ère de la dénatalité ?
Le démographe et la psychanalyste, historiens l’un et l’autre , confronteront leurs savoirs sur ces questions, interrogeant autant le désir que la statistique. L’affaire est sérieuse. Car si l’humanité est entrée dans l’ère de la dénatalité, c’est toute l’organisation de la vie sociale et politique qu’il va nous falloir adapter.
Hervé Le Bras vient de publier La Grève des naissances. Comment les inégalités femmes-hommes font chuter la natalité dans le monde entier (L’Aube, 2026), et Elisabeth Roudinesco Le Divan des femmes (Seuil, 2026).


