
les rencontres
L’Institut se propose d’organiser, seul ou en partenariat, des rencontres ouvertes au public et construites autour d’un sujet de société, un enjeu intellectuel, une problématique historique, une réalité politique.
L’esprit dans lequel est conçu l’échange est celui de l’élaboration en commun, de la réciprocité critique, de la transversalité des savoirs. Différentes approches nourries d’expertises savantes sont confrontées sur un même thème, l’échange est toujours libre mais respectueux du savoir et de la personne d’autrui. Et si l’objectif est atteint, chacun des orateurs sort enrichi de la séance et le public éclairé dans ses options.
A rebours de la logique du clivage pour/contre et de la mise en scène spectaculaire où s’abreuve le sentiment d’impuissance sociale, il s’agit ici de contribuer à aiguiser l’esprit critique pour transformer le monde.
la rencontre du
17 novembre 2025
Dans le cadre des
Rencontres de l’Institut Histoire et Lumières de la pensée
présidé par Olivier Bétourné
Elie Barnavi
Historien et diplomate
Elisabeth Roudinesco
Historienne et psychanalyste
Michel Wieviorka
Sociologue
confronteront leurs points de vue sur :
Les nouvelles variantes de l’antisémitisme
Débat présenté et animé par
Elisabeth Roudinesco
à la Maison de l’Amérique latine
217 boulevard Saint-Germain
75007 Paris
17 novembre 2025, à partir de 19h
Pour tous contacts avec l’Institut Histoire et Lumières de la pensée : www.ihldp.com



« Hitler a déshonoré à jamais l’antisémitisme, et ce mot me fait de plus en plus horreur. » On se souvient de cette déclaration ahurissante de Georges Bernanos en 1944. Après Auschwitz, nul ne pourrait plus dire avec les mots d’autrefois sa haine des Juifs : la loi bientôt l’interdirait. Mais y aurait-il un antisémitisme honorable et un autre inacceptable, celui de l’après-nazisme ? Non, bien sûr.
Quatre-vingt ans plus tard, l’antisémitisme se déchaîne à nouveau en France, et un peu partout dans le monde. Dans les banlieues des grandes villes, l’expression de cette haine prend prétexte de la politique de l’Etat d’Israël -qui pourtant ne représente en rien les opinions de tous les Juifs de la diaspora ni même de la totalité des Israéliens. Une certaine gauche participe à cette dérive en croyant combattre l’extrême-droite, laquelle en profite pour dissimuler son propre antisémitisme. Les uns croient aider les populations issues de l’immigration, les autres rêvent de s’en débarrasser.
Pour bien comprendre l’état des lieux et agir en connaissance de cause, il est indispensable de décrypter ces nouvelles variantes du discours antisémite.
Si l’interdit légal a eu raison de l’expression consciente de la haine des Juifs, celle-ci avance désormais « masquée » en déployant des stratégies, parfois inconscientes, de contournement de la loi. Conscientes ou inconscientes, celles-ci doivent être mises au jour et dénoncées au nom des Lumières.
Dans cette perspective, il faut interroger aussi le soutien exacerbé à Israël : ne recèle-t-il pas, dans certains cas, d’autres figures de la haine de l’autre dont les Juifs sont, tout bien pesé, la cible éternelle?
Pour débattre de ces questions, Elie Barnavi (historien et ancien diplomate), Elisabeth Roudinesco (Historienne et psychanalyste) et Michel Wieviorka (sociologue) confronteront leurs savoirs et leurs points de vue.








